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RETOUR de RIO, congrès de l’AMP 2016

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Rio est déjà si loin… Dans sa présentation d’ouverture, Marcus André Vieira, directeur de ce Xème congrès de l’AMP,  nous a fait rire en évoquant l’étonnement des accueillants de la salle des congrès du Sofitel qui ne s’attendaient pas à une telle efficacité dans le travail de la part de psychanalystes et qui lui ont demandés, incrédules, « et tous ces gens ne sont pas payés ? ». C’était incompréhensible pour eux qu’on puisse déployer autant d’énergie sans payer les gens.

Un musicien  nous a enchantés (au sens propre et figuré !), avec l’illustration des spécificités du rythme brésilien ; samba, bossanova… Il a parlé du lien de la musique et du corps. Il me reste son interprétation a capella de la « fille d’Ipanema » pour illustrer le fait que le compositeur a réussi à faire passer dans le rythme de la musique le pas nonchalant de la fille le long de la plage. La musique parle du corps, elle parle au corps. C’est le corps parlant qui était à l’affiche ; cela s’est ressenti dans le congrès.

Les auditeurs ont été particulièrement sensibles aux qualités d’énonciation des intervenants. Les travaux furent une fois de plus d’une qualité exceptionnelle. Les percussions auxquelles j’ai été le plus sensible furent, une fois de plus, les témoignages des AE que les organisateurs avaient intelligemment répartis 2 par 2 dans les demi-journées du congrès. Le fait de les côtoyer de près m’a encore rendu plus sensible à la force qui se dégage de cette expérience. Mon propre témoignage, associé à celui d’Hélène Guilbaud dans la dernière séquences des AE, a bien sûr été pour moi un moment inoubliable, ainsi que la discussion qui a suivi. Nos discutants furent Guy Briole et Mauricio Tarab, deux anciens AE. J’avais un puissant désir de me faire entendre et de faire passer aux 1500 auditeurs, de partager avec eux, quelque chose de cette satisfaction de la fin d’analyse, la joie du vivant. Je crois que j’y suis parvenu !