La logique du désir

  • Soirée à Lyon
    Soirée à Lyon
  • 21 heures

    CPCT

    84 rue de Marseille
    69007 Lyon

     

    Dire, est-il dire ce que l'on veut ? ou dire ce que l'on désire ?

    Lacan nous enseigne que l'acte analytique peut permettre de « vouloir ce que l'on désire ».[1]

    Quelle logique du désir ?

     

    Nos désirs inconscients sont conditionnés par ces paroles très tôt inscrites avant d'être compréhensibles et qui ont fonction d'oracle pour notre destinée. Lorsque ce ou ces signifiants premiers sont repris dans le discours en s'ordonnant en chaîne, le désir restera dans les intervalles, courant en-dessous de leur déroulement méronymique, comme le furet, sans jamais être articulable au sens de saisissable. C'est pourquoi Lacan peut dire que : « Le désir est articulé mais pas articulable »[2]. Il se situe entre les mots, dans l'inter-dit.

    La psychanalyse considère que ce qui se dit n'est pas toujours, ce qu'on veut dire et que cet écart structurel confronte le sujet à l'impossible à tout dire. Je ne sais pas ce que je désire, pas plus que je ne sais ce que je dis. Le désir est un manque, un manque à savoir, un manque à dire, manque comme tel. Or, à l'heure actuelle la tendance identitaire promeut la suprématie du sujet de droit sur le sujet de la parole en faisant valoir un sujet identique à lui même, un nouveau cogito formulé par Jacques-Alain Miller : « je dis donc je suis » qui n'a pas à être interprété, ni interrogé. Cette dimension fait barrage, à celui qui parle comme tel, à une ouverture sur un savoir sur lui-même qui lui échappe et au désir.

    Soirée animée par Sandy Barritault et Véronique Herlant, psychanalystes, membres de l'ECF.

     

     

    [1] Lacan J., Ecrits, p.682.

    [2] Lacan J., Séminaire IX, L'identification, inédit, séance du 16 mai 1962.

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